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&#13;
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                  <text>Introduction&#13;
&#13;
Cette collection d’œuvres mets en lumière les crises d’identité des gens de l’Afrique du nord, les crises qui sont liées à l’abandon dans la migration, au rapport avec le territoire, ainsi qu’au destin autodestructif des gens qui vivent dans la peur et l’insécurité. &#13;
&#13;
La chanson C’est chaud d’Amadou &amp; Mariam, un couple du Mali, parle des sacrifices que font les migrants en recherchant une vie meilleure. L’exposition Hommage à Mohamed Bouazizi de Fabien Rafowicz est une image frappante des vestiges du corps brulé de Mohamed Bouazizi à côté de son chariot de fruits qui reste intact. Finalement la photo de l’exposition sous-marine de Jason deCaires Taylor, intitulée « Vicissitudes », montre sa sculpture d’un cercle des jeunes qui se tiennent par la main. La sculpture rend hommage aux gens qui meurent pendant la traversée de la mer et symbolise la solidarité qu’il faut chercher dans la vie, en particulier face aux vicissitudes : « la succession d’évènements bons ou mauvais, en particulier l’ensemble des évènements malheureux qui affectent l’existence humaine » (Larousse). &#13;
&#13;
Pour mieux analyser et comprendre ces œuvres et les récits desquels ils s’inspirent, les textes et les films suivants sont cités et discutés dans les descriptions : à ce stade de la nuit de Maylis de Kerangal, Par le feu de Tahar Ben Jelloun, Harragas de Merzak Allouache, Cannibales de Mahi Binebine, Les identités meurtrières d’Amin Maalouf et Les migrants et nous. Comprendre Babel de Michel Agier. &#13;
&#13;
&#13;
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                  <text>Conclusion&#13;
&#13;
Amadou &amp; Mariam, Fabien Rafowicz et Jason deCaire Taylor ont crée des œuvres d’art qui parlent au cœur de la crise migratoire et aux racines de l’insécurité qui existe dans les sociétés qui manque la solidarité et la justice. « N’est-ce pas le propre de notre époque que d’avoir fait de tous les hommes, en quelque sorte, des migrants et des minoritaires ? » (p. 47). Selon Amin Maalouf, aujourd’hui nous avons tous l’impression que notre identité est menacée. Certes pour les raisons diverses, mais le courant en commun reste dans la transformation de notre relation au territoire, ou notre « terroir », et les forces que nous rendent tous les migrants en quelque sorte. Maalouf explique comment le migrant est gangrené par son identité, « condamné à trahir soit sa patrie d’origine soit sa patrie d’accueil, trahison qu’il vivra inévitablement avec rage » (p. 48). L’émigrant abandonne, l’immigrant envahie. &#13;
&#13;
En séparant ces deux points de vues, l’émigration et l’immigration, deux mouvements dans les sens opposés, il est possible de voir les différents défis qui définissent la quête pour la justice. Dans le sens de l’immigration, avec l’arrivée des migrants, ce n’est pas simplement l’hospitalité d’un pays d’accueil qui institue la justice. Souvent, l’accueil, le « bienvenue », vient dans la forme d’un don humanitaire qui sert à dépouiller les migrants, les rendant victimes, humiliés, ou diminués comme un enfant (Agier, 2016). Dans le sens de l’émigration, il faut questionner les conditions de vie dans le pays natal qui poussent les gens attachés à un certain territoire de s’enfuir. Souvent, sinon toujours, il y a de la peur. Maalouf explique que « à partir du moment où une population a peur, c’est la réalité de la peur qui doit être prise en considération plus que la réalité de la menace » (p. 37). &#13;
&#13;
Certes il y aura des sacrifices en quittant son pays, mais vivant dans l’insécurité avec une identité menacée à cause des injustices régionales, sectaires ou essentialiste, on doit rêver une vie meilleure, une vie de solidarité et communauté. Comment instaurer la solidarité dans une société où c’est dangereux de parler du manque de justice ? Comment l’encourager parmi les gens qui vivent dans la peur, dans l’insécurité, dans le chômage, dans la crise…où c’est chaud partout ? &#13;
&#13;
&#13;
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                <text>Cette exposition sous-marine de Jason deCaires Taylor montre la solidarité parmi les migrants, ou les refugiés ; une solidarité qui manque dans la société de Mohamed Bouazizi. Cependant la solidarité représentée par deCaires Taylor ici est dans une situation qui implique la mort en mer. Certes la sculpture est un acte d’honorer les gens courageux et marginalisés qui traversent la mer, une façon de symboliser le lien entre la solidarité et la survie ; dans un sens ils se resurgissent de la mort en sculptures vivantes (littéralement vivantes après la colonisation par les créatures marines! Voir https://www.underwatersculpture.com/). Pourtant après la mort, la solidarité ne compte plus dans la quête pour la justice, pour la communauté, pour la sécurité. Les personnages dans la sculpture sont des jeunes, ce qui implique la nécessité de la solidarité dans les générations à l’avenir. &#13;
&#13;
Dans Par le feu, Tahar Ben Jelloun montre la manque de solidarité dans une société du bled anonyme, vraiment en Tunisie où vivait Mohamed Bouazizi – un manque de solidarité qui persiste parmi les gens pauvres qui sont fait de la même étoffe. D’autre part, le film Harragas de Merzak Allouache montre le manque de solidarité parmi les migrants au début de leur trajet, une séparation logique étant donne qu’ils viennent des différents lieux et cultures et parlent les différentes langues. Cependant, à travers les tragédies vécues pendant la traversée, les misères dont les migrants éprouvent ensemble, toutes ces identités distinctes trouvent une sorte de solidarité dans la survie. Ce phénomène est décrit dans le récit de Cannibales de Mahi Binebine, expliqué avec cette philosophie intéressante : « Quand les misères se confrontent, elles finissent par s’atténuer, se neutraliser » (p. 83). Dans cette sculpture de deCaires Taylor, le cercle des « survivants » de la mort en mer représente les misères qui se confrontent et s’atténuent, se tenant la main dans la recherche de la solidarité, de la résistance. &#13;
&#13;
La puissance de cette œuvre de deCaires Taylor à part de son originalité de forme est que son symbolisme invoque une réponse internationale. Dans une analyse de Vicissitudes, Davide Carozza écrit que « l’héritage de la tragédie est partagée et reste une force pertinente dans le monde aujourd’hui ». Soit par rapport au Passage du Milieu et l’esclavage, aux vies perdues dans la traversée de la Méditerranée, ou à n’importe quelles tragédies maritimes autour du monde, la sculpture rend hommage à tous les individus qui se perdent dans la mer, une voie pour la liberté ainsi que la destruction. Ces liens entre la territoire (ou « non-territoire » comme la mer) et l’identité sont importants dans l’analyse de la traversée de la mer, un tournant crucial dans la chaine des sacrifices qui appartient à la migration, les « ‘amputations’ successives par le vertige de cette liberté fraîchement acquise » (Mokeddem, p. 20). Dans La mer, l’autre désert, auteur Malika Mokeddem qui est nomade à l’origine fait des comparaisons percutantes entre le désert et la mer. Poussée à traverser la Méditerranée à cause des menaces de violence et de l’intolérance, elle découvre une « langue traversière, les mots sans frontières » parmi les « autres », les « affections tissées entre Sud et Nord…cultures métissées par le Nord et le Sud ». Pour eux, la « Méditerranée ne nous est plus qu’un immense cœur battant entre les deux rives de nos sensibilités » (p. 21). Cette belle métaphore capte le vaste univers émotionnel qui est la mer, le non-lieu qui sépare les deux zones Nord et Sud, les deux territoires qui gèrent l’identité des migrants, eux qui sont poussés de découvrir la langue traversière. &#13;
&#13;
Pour un migrant comme Mokeddem, elle explique « mer et désert, je m’y perd ». Pour se retrouver, elle les fond et confond, mer et désert, un paradox « en une même image : la blessure lumineuse de ma liberté » (p. 21). Les personnages dans cette sculpture de Vicissitudes représentent les blessures, les sacrifices qui surgissent dans la recherche pour la liberté. L’image du cercle des jeunes perdus à la mer doit inspirer les vivants de chercher la solidarité et la communauté avec leurs propres territoires et identités pour un avenir durable en sécurité. </text>
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&#13;
Cette collection d’œuvres mets en lumière les crises d’identité des gens de l’Afrique du nord, les crises qui sont liées à l’abandon dans la migration, au rapport avec le territoire, ainsi qu’au destin autodestructif des gens qui vivent dans la peur et l’insécurité. &#13;
&#13;
La chanson C’est chaud d’Amadou &amp; Mariam, un couple du Mali, parle des sacrifices que font les migrants en recherchant une vie meilleure. L’exposition Hommage à Mohamed Bouazizi de Fabien Rafowicz est une image frappante des vestiges du corps brulé de Mohamed Bouazizi à côté de son chariot de fruits qui reste intact. Finalement la photo de l’exposition sous-marine de Jason deCaires Taylor, intitulée « Vicissitudes », montre sa sculpture d’un cercle des jeunes qui se tiennent par la main. La sculpture rend hommage aux gens qui meurent pendant la traversée de la mer et symbolise la solidarité qu’il faut chercher dans la vie, en particulier face aux vicissitudes : « la succession d’évènements bons ou mauvais, en particulier l’ensemble des évènements malheureux qui affectent l’existence humaine » (Larousse). &#13;
&#13;
Pour mieux analyser et comprendre ces œuvres et les récits desquels ils s’inspirent, les textes et les films suivants sont cités et discutés dans les descriptions : à ce stade de la nuit de Maylis de Kerangal, Par le feu de Tahar Ben Jelloun, Harragas de Merzak Allouache, Cannibales de Mahi Binebine, Les identités meurtrières d’Amin Maalouf et Les migrants et nous. Comprendre Babel de Michel Agier. &#13;
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Amadou &amp; Mariam, Fabien Rafowicz et Jason deCaire Taylor ont crée des œuvres d’art qui parlent au cœur de la crise migratoire et aux racines de l’insécurité qui existe dans les sociétés qui manque la solidarité et la justice. « N’est-ce pas le propre de notre époque que d’avoir fait de tous les hommes, en quelque sorte, des migrants et des minoritaires ? » (p. 47). Selon Amin Maalouf, aujourd’hui nous avons tous l’impression que notre identité est menacée. Certes pour les raisons diverses, mais le courant en commun reste dans la transformation de notre relation au territoire, ou notre « terroir », et les forces que nous rendent tous les migrants en quelque sorte. Maalouf explique comment le migrant est gangrené par son identité, « condamné à trahir soit sa patrie d’origine soit sa patrie d’accueil, trahison qu’il vivra inévitablement avec rage » (p. 48). L’émigrant abandonne, l’immigrant envahie. &#13;
&#13;
En séparant ces deux points de vues, l’émigration et l’immigration, deux mouvements dans les sens opposés, il est possible de voir les différents défis qui définissent la quête pour la justice. Dans le sens de l’immigration, avec l’arrivée des migrants, ce n’est pas simplement l’hospitalité d’un pays d’accueil qui institue la justice. Souvent, l’accueil, le « bienvenue », vient dans la forme d’un don humanitaire qui sert à dépouiller les migrants, les rendant victimes, humiliés, ou diminués comme un enfant (Agier, 2016). Dans le sens de l’émigration, il faut questionner les conditions de vie dans le pays natal qui poussent les gens attachés à un certain territoire de s’enfuir. Souvent, sinon toujours, il y a de la peur. Maalouf explique que « à partir du moment où une population a peur, c’est la réalité de la peur qui doit être prise en considération plus que la réalité de la menace » (p. 37). &#13;
&#13;
Certes il y aura des sacrifices en quittant son pays, mais vivant dans l’insécurité avec une identité menacée à cause des injustices régionales, sectaires ou essentialiste, on doit rêver une vie meilleure, une vie de solidarité et communauté. Comment instaurer la solidarité dans une société où c’est dangereux de parler du manque de justice ? Comment l’encourager parmi les gens qui vivent dans la peur, dans l’insécurité, dans le chômage, dans la crise…où c’est chaud partout ? &#13;
&#13;
&#13;
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                  <text>Exhibit by Lucy Zwigard. A collaboration of Tisch Library, Tufts Technology Services, and students in FR-0192 Mediterranean Crossings, taught by Professor Mona El Khoury at Tufts University, Spring 2018.</text>
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                <text>Homage à Mohamed Bouazizi de Fabien Rafowicz</text>
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                <text>Exposition d'art sur le suicide de Mohamed Bouazizi</text>
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                <text>	Après la chanson d’Amadou &amp; Marian, cette image de l’exposition de Fabien Rafowicz est un fort contraste. C’est chaud raconte l’histoire d’un migrant qui quitte son territoire, une histoire de mouvement et d’abandon. D’autre part, l’homme à qui ce sculpture rend hommage, Mohamed Bouazizi, est resté dans son état – son pays, son état physique, son boulot comme marchand ambulant – où il a succombé à la « chaleur » de sa société : l’insécurité, le chômage, l’oppression, l’injustice. Son acte de suicide, de se brûler, est très symbolique dans le contexte de la chanson d’Amadou &amp; Mariam. En se mettant en feu, Mohamed devient un symbole vivant de la chaleur de l’insécurité. De plus, la chanson parle des sacrifices que font les gens dans une société en crise, quittant leurs villages. Bouazizi, cependant, n’a pas quitté la chaleur de chez soi, le lieu où il trouverait son destin autodestructif comme un martyr qui a poussé les premiers faits diverses du « printemps arabe ». &#13;
&#13;
Dans l’exposition de Rafowicz, pendant que les roues du chariot de fruits impliquent le mouvement ou peut-être la liberté, juste à côté on trouve les cendres du corps brulé de Bouazizi. Le chariot qui reste « vivant » à côté des cendres du corps humain implique en effet la « chosification », le fait que l’argent et le marché a plus de valeur que la vie humaine. Dans le livre de Tahar Ben Jelloun, Par le feu, l’histoire vraie mais fictionalisée de Mohamed Bouazizi, on comprends que son boulot comme vendeur ambulant est à la fois une voie productive pour lui et sa famille ainsi qu’une sorte d’emprisonnement dans un cercle vicieux où les flics ne cessent de lui harceler ; son chariot a besoin de l’entretien ; il ne peut pas trouver sa place dans le marché, etc. Mohamed avait 26 ans quand il s’est mis à brûler en face de la mairie dans sa ville en Tunisie. Dans le livre, Ben Jelloun le décrit comme un « diplômé chômeur » pour illustrer le dysfonctionnement du système académique-professionnel et comment le diplôme n’est pas valorisé. &#13;
&#13;
Plus globalement, le récit montre les effets de la paupérisation et du manque de la dignité humaine parmi les membres d’une société. Le lieu d’action, le territoire, n’est pas précisé pour universaliser cette histoire de la menace de l’individuation dans un système gangrené par injustice. Mohamed et sa famille pauvre subissent l’instrumentalisation politique et manipulatrice dans un régime paternaliste. Le dictateur paternaliste rend les gens marginalisés en opposition pour garder son pouvoir omniprésent. Cité dans le magazine Jeune Afrique, Mohamed déclare à sa sœur Leila « ici, le pauvre n’a pas le droit de vivre ».  Dans le récit par Ben Jelloun, Mohamed explique que même si « le flic est issu d’une famille aussi pauvre…les pauvres ne s’aiment pas entre eux… » (p. 21). &#13;
&#13;
Est-ce que le manque de dignité humaine à cause de la paupérisation indique le manque de la solidarité, aussi ? Dans un acte de liberté autodestructive, Mohamed prend son destin dans ses propres mains pour « embraser le monde ». Il se brûle, non pas en tant qu’un « brûleur » comme dans les autres récits de migration, mais pour se battre contre les injustices, « la chaleur » dans sa société, un système hors la loi et hors la dignité humaine.</text>
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                  <text>Migrants enflammés dans la Méditerranée, le Sahara…partout.&#13;
&#13;
&#13;
</text>
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                  <text>La peur, l’abandon, la solidarité et la justice.</text>
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                  <text>La migration, l'identité, la mémoire, la mer, le desert.</text>
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                  <text>Introduction&#13;
&#13;
Cette collection d’œuvres mets en lumière les crises d’identité des gens de l’Afrique du nord, les crises qui sont liées à l’abandon dans la migration, au rapport avec le territoire, ainsi qu’au destin autodestructif des gens qui vivent dans la peur et l’insécurité. &#13;
&#13;
La chanson C’est chaud d’Amadou &amp; Mariam, un couple du Mali, parle des sacrifices que font les migrants en recherchant une vie meilleure. L’exposition Hommage à Mohamed Bouazizi de Fabien Rafowicz est une image frappante des vestiges du corps brulé de Mohamed Bouazizi à côté de son chariot de fruits qui reste intact. Finalement la photo de l’exposition sous-marine de Jason deCaires Taylor, intitulée « Vicissitudes », montre sa sculpture d’un cercle des jeunes qui se tiennent par la main. La sculpture rend hommage aux gens qui meurent pendant la traversée de la mer et symbolise la solidarité qu’il faut chercher dans la vie, en particulier face aux vicissitudes : « la succession d’évènements bons ou mauvais, en particulier l’ensemble des évènements malheureux qui affectent l’existence humaine » (Larousse). &#13;
&#13;
Pour mieux analyser et comprendre ces œuvres et les récits desquels ils s’inspirent, les textes et les films suivants sont cités et discutés dans les descriptions : à ce stade de la nuit de Maylis de Kerangal, Par le feu de Tahar Ben Jelloun, Harragas de Merzak Allouache, Cannibales de Mahi Binebine, Les identités meurtrières d’Amin Maalouf et Les migrants et nous. Comprendre Babel de Michel Agier. &#13;
&#13;
&#13;
</text>
                </elementText>
                <elementText elementTextId="6242">
                  <text>Conclusion&#13;
&#13;
Amadou &amp; Mariam, Fabien Rafowicz et Jason deCaire Taylor ont crée des œuvres d’art qui parlent au cœur de la crise migratoire et aux racines de l’insécurité qui existe dans les sociétés qui manque la solidarité et la justice. « N’est-ce pas le propre de notre époque que d’avoir fait de tous les hommes, en quelque sorte, des migrants et des minoritaires ? » (p. 47). Selon Amin Maalouf, aujourd’hui nous avons tous l’impression que notre identité est menacée. Certes pour les raisons diverses, mais le courant en commun reste dans la transformation de notre relation au territoire, ou notre « terroir », et les forces que nous rendent tous les migrants en quelque sorte. Maalouf explique comment le migrant est gangrené par son identité, « condamné à trahir soit sa patrie d’origine soit sa patrie d’accueil, trahison qu’il vivra inévitablement avec rage » (p. 48). L’émigrant abandonne, l’immigrant envahie. &#13;
&#13;
En séparant ces deux points de vues, l’émigration et l’immigration, deux mouvements dans les sens opposés, il est possible de voir les différents défis qui définissent la quête pour la justice. Dans le sens de l’immigration, avec l’arrivée des migrants, ce n’est pas simplement l’hospitalité d’un pays d’accueil qui institue la justice. Souvent, l’accueil, le « bienvenue », vient dans la forme d’un don humanitaire qui sert à dépouiller les migrants, les rendant victimes, humiliés, ou diminués comme un enfant (Agier, 2016). Dans le sens de l’émigration, il faut questionner les conditions de vie dans le pays natal qui poussent les gens attachés à un certain territoire de s’enfuir. Souvent, sinon toujours, il y a de la peur. Maalouf explique que « à partir du moment où une population a peur, c’est la réalité de la peur qui doit être prise en considération plus que la réalité de la menace » (p. 37). &#13;
&#13;
Certes il y aura des sacrifices en quittant son pays, mais vivant dans l’insécurité avec une identité menacée à cause des injustices régionales, sectaires ou essentialiste, on doit rêver une vie meilleure, une vie de solidarité et communauté. Comment instaurer la solidarité dans une société où c’est dangereux de parler du manque de justice ? Comment l’encourager parmi les gens qui vivent dans la peur, dans l’insécurité, dans le chômage, dans la crise…où c’est chaud partout ? &#13;
&#13;
&#13;
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                <text>"C'est Chaud" raconte les histoires des africains qui quittent leurs villages et devenir migrants. La chanson parle de la traversée du désert et de la mer dans lequel les africains risquent leurs vies sans connaitre comment sera la vie s'ils arrivent en Europe.&#13;
&#13;
</text>
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                <text>C’est chaud (2017) paroles&#13;
Amadou &amp; Mariam&#13;
--------------------------&#13;
Tu as quitté ton pays,&#13;
Tu as quitté ta ville,&#13;
Pour traverser les fleuves,&#13;
— Bambara (? Oh s’il est océan…)  — &#13;
Est-ce qu’elle a des montagnes?&#13;
À la recherche d’une vie meilleure,&#13;
	En Europe (voix des femme)&#13;
À la recherche du bonheur,&#13;
	En Amérique (voix des femmes)&#13;
&#13;
Chorus:&#13;
C’est chaud, C’est chaud&#13;
C’est chaud, c’est chaud partout&#13;
C’est dur __(Bambara?)__ C’est dur&#13;
C’est dur, c’est dur partout&#13;
&#13;
Tu as quitté ton village,&#13;
Tu as quitté ta famille,&#13;
	Dans le village (voix du groupe*)&#13;
Abandonné ta femme,&#13;
	Dans le bled *&#13;
Et laissé tes enfants,&#13;
	Dans le village *&#13;
Pour traverser les fleuves,&#13;
— Bambara (? Oh s’il est l’océan…) — &#13;
Est-ce qu’elle a des montagnes?&#13;
À la recherche d’une vie meilleure,&#13;
	En Europe *voix des femmes*&#13;
À la recherche du bonheur,&#13;
	En Amérique *voix des femmes*&#13;
&#13;
(Chorus)&#13;
&#13;
L’insécurité partout,&#13;
	C’est chaud partout (groupe*)&#13;
La guerre partout,&#13;
	C’est chaud partout *&#13;
La haine partout,&#13;
	C’est chaud partout *&#13;
La xénophobie partout,&#13;
	C’est chaud partout *&#13;
La crise partout,&#13;
	C’est chaud partout *&#13;
Le chômage partout,&#13;
	C’est chaud partout *&#13;
L’insécurité partout,&#13;
	C’est chaud partout *&#13;
&#13;
(Chorus).&#13;
&#13;
&#13;
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                <text>Amadou &amp; Mariam, Amadou Bagayogo et Mariam Doumbia, sont un couple de musiciens et chanteurs maliens, tous les deux non-voyants. Ils se sont rencontrés en 1975 à l’institut des jeunes aveugles de Bamako, se mariant en 1980 et commençant leur carrière musicale commune à la même époque.  Ils jouent un mélange efficace entre rock et musique malienne avec des paroles en français ainsi qu’en bambara, la principale langue régionale du Mali. Leurs paroles abordent les problèmes de l'époque à l'Afrique comme la crise migratoire et le chômage, pourtant ils ont un côté festif et dansant, contrairement à la réalité des problèmes. C’est chaud parle en particulier du phénomène de l’émigration d’un pays d’origine, comme le Mali, en Europe ou en Amérique « à la recherche d’une vie meilleure ; du bonheur ». Amadou chante les paroles, avec certaines phrases chantées par groupe, la parole largement une énonciation de deuxième personne. Il chante à un « tu » inconnu qui doit représenter un homme qui cherche à émigrer de son pays. La parole dit que quitter ton pays, c’est abandonner une partie de soi-même – soit ta famille, ta femme, tes origines, ou ton rapport avec la terre, ton village. Donc Amadou &amp; Mariam crée un lien entre territoire et identité dans le sens que chercher une vie meilleure dans un territoire lointain est un sacrifice. &#13;
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Le message principal de cette chanson est que c’est chaud et c’est dur *partout*. Partout dans le bled (l’Afrique du Nord) ou partout dans le monde ? Il y a de la haine, de la xénophobie, du chômage, de la guerre, de l’insécurité, partout. La répétition de partout dans le chanson veut accentuer comment ces crises sont globales. Je me demande si en mettant l’accent sur partout Amadou et Mariam veulent questionner les motivations de l’émigration…si c’est dur partout, pourquoi quitter ? L’album est intitulé « La Confusion » pour dénoter le désordre dans beaucoup de pays de l’Afrique ; un désordre qu’Amine Maalouf explique dans son propos Quand la modernité vient de chez l’autre, et le fait que dans la modernisation, fondamentalement l’occidentalisation, il existe un abandon d’une partie de soi-même. Dans l’album, Amadou et Mariam chantent tour à tour, les paroles une mélange de français et bambara. Ce mélange marque l’influence de l’Europe, l’occidentalisation, dans la vie des africains. Pour Amadou et Mariam, leur grand succès vient après la sortie de leurs chansons à la radio française. Donc leur succès à travers la musique est un beau récit, en particulier étant donné qu’ils sont aveugles. Ils ne pouvaient pas facilement émigrer en Europe avec leur handicap, donc ils cherchent une vie meilleure à travers leurs talents musicaux. &#13;
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Dans le livre à ce stade de la nuit de Maylis de Kerangal, la narratrice écoute la radio dans sa cuisine en France, pas pour écouter la musique mais pour les émissions sur les tragédies en mer, les bateaux de migrants de Libye, Erythrée, Somalie, Malte, Tunisie qui font naufrage, les milliards de morts en mer. Elle écrit beaucoup sur la voix, les voix politiques, métalliques, plates, saturées de sentiments…les voix publics qui existent à la radio, contrairement aux voix des clandestins qui représentent les identités invisibles, hors la loi, « traître ». Amadou &amp; Mariam mettent en lumière ces voix cachées à travers leur musique honnête, une musique réparatrice qui fait un lien entre deux mondes dans sa forme et sa contenue, une mélange des langues et des styles de musique. de Kerangal écrit un passage percutant sur la tradition orale, le chant et les songlines indigènes qui peuvent composer « une représentation quasi intégrale de l’espace » (p. 45). Elle décrit qu’appartenir au clan, « c’est chanter son paysage », un beau métaphore qui fait le lien entre territoire et identité. De plus, « ce maillage choral déployé sur tous les continents » est une façon d’instaurer « des identités mouvantes…un rapport au monde conçu non plus en termes de possession mais en termes de mouvement, de déplacement, de trajectoire…en termes d’expérience…ce chant du monde » (p. 45-46). &#13;
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Je comprends la musique d’Amadou &amp; Mariam comme appartenant à ce chant du monde, comme une voie pour les voix du « Sud », les identités du bled, du « monde développant », à resurgir dans l’espace et dans le temps et réclamer la recognition qu’elles méritent, soit comme émigrants, immigrants, ou migrants – un rapport au monde en termes de mouvement. </text>
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